mardi, novembre 21, 2006

Se reconcilier avec soi même

Quand on doit piétiner son orgueil pour être en harmonie avec soi même et offrir cette paix aux autres, au monde il faut le faire sans culpabilité ni honte. De toutes les manières croyez moi ou non il y a toujours une force extérieure que je ne sais comment nommer qui nous vient toujours en aide pour relever ce genre de défi.Il y a environ deux mois vers la fin de l’été. Je n’avais pas été très contente avec deux de mes voisines qui habitent à 2 maisons de chez moi. Voilà les chères dames prenaient plaisir à faire déféquer leur chouchou de chien à la porte d’entrée de tous les voisins y compris la mienne. Un jour il m’est arrivé de marcher par accident sur ces crottes. N’ayant pas trouvé cette aventure drôle, suis allée les voir pour leur exprimé mon dégoût, en ayant pris le soin de peser mes mots pour éviter qu’elles se sentent insultée. Cette délicatesse m’a juste permis d’éviter le courroux de la première pas de la deuxième qui était dans une autre pièce quand je me suis plainte à sa co-locatrice. Appelons les Rubis et Gelinas. Après quelques secondes d'échanges avec Rubis et je me suis excusée de l’avoir dérangée et je suis partie. En retournant chez moi, je me suis tout un coup fait cueilli par un lot d’insultes et de balivernes par Gélinas. Du coup j’ai perdu toute sérénité et surtout mon sang froid et j’ai répliqué. Nous nous sommes toutes les deux lancées dans une belle engueulade avec de pas gentils mots. Je suis rentrée chez moi bien frustrée d’autant plus qu’avec Rubis- sa co-locatrice, tout semblait s’être bien passé puisque cette dernière à semblé reconnaître le bien fondé de ma plainte. Bien! C’était bien moi la victime à plaindre non?. Encore une fois c'est bien devant chez moi qu'elles viennent laisser les crottes de leur chien non? Bien Bien ! Voilà ma logique et je suppose la votre aussi.

Bien déçue et surtout fachée je suis partie toute honteuse : Honteuse de m’être fâché et de m’être faite copieusement insultée alors que je croyais avoir raison. Pauvre de moi? Non je ne suis pas une pleurnicharde. Comme beaucoup d’entre nous l’aurait sûrement fait, je me suis demandée s’il ne fallait pas faire intervenir la municipalité pour leur coller une amende enfin tout un plan de Vendetta pour encore creuser le fossé entre elles et moi? Avec le temps j'ai vu que j'en avais aucun intérêt. Bref! le temps, le temps ah! Il effecace bien de nos peines n'est ce pas? le temps a passé, l’été aussi et les occasions de revoir ces voisines se sont raréfiées à cause du beau temps qui laissait peu à peu sa place au froid. Entre ce malheureux incident et ce récit, il s’est passé bien de choses dans ma vie mais je n’avais rien oublié puisque j’étais bien dérangé de laisser derrière moi des tomates pourries alors que mon rêve est de faire sourire une personne par jour. Par la suite je me suis mise à fond dans mon cheminement avec Smilevie. Et j’ai commencé tranquillement à faire du ménage à l’intérieur de moi. Tout ce qui ne contribuait pas à m’aider à donner de l’amour autour de moi devrait disparaître pour faire la place à d’autres sentiments plus constructeurs. Aussi vous souvenez vous j’avais écris un billet sur la responsabilité du changement. A qui incombe la responsabilité du changement? Bien! Après avoir écris ce texte je l’ai lu et relu plusieurs fois et je me suis dite ceci : Où serait la vérité et la pertinence de ce texte si je ne lui en donne pas une? Bien entendu, ce texte n’aurait jamais aucun sens si je ne lui en donnait pas un. Voilà comment j’ai compris que j’étais hors de mon élément. J’avais besoin d’harmonie si je devais efficacement faire embarqué d’autres âmes dans mes rêves. J’ai tenté de faire un peu de ménage cette fois à l’extérieur de moi. Mais je semblais encore être hors de mon élément. Le désordre était là juste à 2 porte de chez moi. Mais j’avais l’esprit trop enlourdi par les choses simple de tous les jours qui m’avançaient à rien Je parle ici de l’orgueil. C’est ainsi que j’ai pensé que ma paix extérieure devait aussi commencer par ces voisines.

Il y a deux jours, j’allais récupérer mon courrier quand j’aperçu l’une des dames avec qui je m’étais engueulé. Elle a feint de ne pas me voir, et je la comprends puisqu’en pareille circonstance, c’est la meilleure chose à faire pour éviter l’autre, celui ou celle qu’on espère ne plus rencontrer sur son chemin et peut être plus jamais de sa vie. Moi aussi j’avoue avoir tenté de faire demi tour mais c’est en cet instant précis que cette force dont j’avais parlé plus haut m’a saisie et au lieu de faire ce honteux demi tour je l’ai suivie jusque chez elle en lui faisant signe de s’arrêter. Elle feignait toujours de ne pas me voir ni de m’entendre je le sentais. C’est bien, j’aurais encore fais pareille pour éviter une autre prise de bec. Je suis convaincue qu’au fond d’elle elle se disait : La vache encore … Et elle était sur ses gardes prête pour répondre à d’éventuelles attaques. Je la suivait toujours sans savoir moi-même qu’est ce que j’allais lui dire. Une chose était pourtant bien claire dans mon esprit : Mon sourire d’aujourd’hui ira à ces dames. Qu’elles le méritent ou pas je dois leur le leur offrir avec sincérité. Souvenez vous je le fais pour vous et moi. Je me suis bien approchée et je lui dis que je voulais lui parler. Elle s’est bien redressée. Elle était accompagnée d’un groupe de 4 enfants à qui elle a demandé de rentrer dans la maison et aussitôt elle a appelé son amie certainement pour être mieux prête à me répondre si jamais je devais encore leur reprocher leur comportement.
Rubis est venue la joindre dehors et toutes les deux me regardaient les oreilles dressées avec un air braqué et super méfiant je dirais même méprisant. C’est normal j’aurais fais autant en pareille circonstance.


Je ne suis pas passé par 4 chemins comme je le fais avec vous dans ce texte. Je leur ai directement présenté mes excuses en leur signifiant que j’étais bien désolée de la dernière fois. Et que mon intention n’était pas de blesser leur sentiment. j’avais simplement voulu leur dire que ça n’était pas bien de faire déféquer leur chien devant ma porte. je n’aimerais pas briser la bonne entente du quartier et que j’ai plus intérêt à construire qu’a détruire.. Elles me regardaient comme si je sortais d’une autre planète. Gelinas la belliqueuse m’a encore répondu ceci:" mais tu sais il (le chien) continue de faire caca encore là puisque cette portion du garage appartient à la municipalité et pas à toi". J’ai répondu "Pas grave". Tout ce que je veux c’est de vous présenter mes sincères excuses. Elles me regardais toutes ébahies et leur regard trahissait leur pensée que je tente de traduire ainsi : "Excuse de quoi? Est-elle folle? On fait déféquer notre chien chez elle, elle n’est pas contente au départ et deux mois plutard elle revient s’excuser? Mais de quelle excuse parle t’elle? Est-elle folle ou on rêve là ?
Quand j’ai sorti les dernières phrase elles se sont toutes les deux regardées et j’ai encore dit: "vous savez on forme tous une famille et tout ce que je souhaite c’est l’harmonie pour vous et moi alors je viens vous offrir cette harmonie".
Tu veux la paix, la beauté tu dois montrer à l’autre qui ne connaît pas cette paix qu’est ce qu'elle est en réalité. Ensuite garde espoir et persevère. le temps viendra pour lui de copier cette culture du changement à force de la voir.

Quand j'ai fini mon verbiage, elles ont été les premières à tendre leurs mains. on s’est données des poignées de main franches et sincères. Cette poignée de main était pour moi une tentative d’ouverture de leur part. un message fort pour me dire qu’elles avaient entendu le vrai message caché derrière ces excuses en apparence niaise que je suis venu leur présenté. Puisque normalement je n’avais pas besoin de m’excuser dans te telles circonstances comme me disait une copine après que je lui eu raconté cette histoire. Cette copine n’arrêtait pas de me dire:"mais pourquoi tu es allée t’excuser, pourquoi, pourquoi"?
Pour ces dames c’était bien simple elles avaient tout compris mais ne rêvons pas là cela prendra certainement du temps, des jours des mois des années pour qu’elles acceptent de ne plus vouloir faire déféquer leur chien chez moi ou chez un autre voisin mais croyez moi il y a une vérité dont je ne doute plus : chaque fois qu’elles voudront aller faire déféquer leur animal devant chez moi ou chez quiconque, j’ai foi qu’elles penseront à cette poignée de main qu’elles m’ont délibérément donnée. .. Leur conscience a accepté le changement. j'ai simplement osé faire le pas . Je leur laisse le temps de comprendre ce changement: de le prendre avec elles, de l'épouser et d'y croire et d'en faire siennes. Souvenons nous "le changement qu’on attend ne viendra pas des autres mais de nous". Nous devons en faire la preuve nous même et laisser le temps aux autres de suivre. Autrement dit : "Pardonne toi toi-même avant que l’autre te pardonne".
"Reconcilie toi avec toi même."

mercredi, novembre 15, 2006

Osons sourire

Le sourire est la seule langue qui n'a pas besoin d'être traduite. Osons sourire sans peur d'être incompris.
smilevie

mardi, novembre 14, 2006

Les enfants oubliés.



Aimons nous vraiment nos enfants?Ils sont tous les mêmes alors aimons les tous. Ils ont tous le droit de sourire
Des enfants font la guerre; se nourrissent sur les décharges publiques d'ordures; vivent clandestinement et meurent du SIDA. Tandis que d’autres sont emballés dans du coton et vivent des vies de château. Lève la tête et fais une rotation de 90 degré et tu verra ce qui se passe autour de toi. Ne reste pas emprisonné dans la loi de la proximité.

Un petit rapport de L’ONU fait un tour du monde pour nous éclairer sur la vie de millions d’enfants dans le monde. La vie de ces enfants peint la détresse de notre époque. Si les enfants représentent la relève de demain alors il est temps de tirer sur la sonnette d’alarme. Je rêve encore mais notre banque de sourire se vide chaque fois que je lis l’histoire de chacun de ces enfants oubliés. Une petite recherche m’a permis de rendre compte que rien ne va. On croyait avoir signé l’armistice mais c’est faux. On croyait avoir mis fin à la ségrégation mais c’est faux. On croyait avoir signé des accords sur les armements quelle illusion! On croyait avoir amélioré les conditions des travailleurs et des minorités dans le monde, oui tout ça peut être écris quelque part mais nous sommes en 2006 et des enfants, nos enfants vivent encore dans ces époques historiques.
Voici la vie de quelques enfants à travers le monde.

• L'Irlande du Nord demeure une communauté divisée • Seulement 5% des enfants étudient dans des écoles mixtes
• La ségrégation entretient les différences

Il y a plus de 370 millions de populations autochtones à travers le monde• 50% de la population autochtone d’Australie à moins de 24 ans
• Le niveau de chômage est élevé au sein de la jeunesse autochtone qui n’a pas
• accès à une bonne éducation

En Inde, seules 2 femmes sur 5 savent lire ou écrire.• Environ 40 % des Indiennes de moins de 14 ans ne vont pas à l'école.
• À l'échelle mondiale, 64,9 millions de filles d'âge primaire ne vont pas à l'école.

• L'année dernière au Cambodge, les mines terrestres ont fait 841 victimes
• 278 d'entre elles (soit 33 %) étaient des enfants
• Chaque année 8,000 enfants à travers le monde sont tués ou mutilés par
des mines terrestres

246 millions d'enfants dans le monde entier doivent travailler pour survivre• 11 millions d'enfants de moins de 15 ans travaillent dans des conditions dangereuses
• Au Brésil, 7 millions d'enfants travaillent

Il y a près de 20 millions de réfugiés dans le monde ;• Huit millions environ sont des enfants ;
• La moitié sont des femmes et des filles.

• 12 millions d'enfants souffrent de la pauvreté aux États-Unis;• 9 millions d'enfants américains ont faim tous les jours;
• 1.2 million d'enfants américains n'ont pas d'appartement ou de maison
à eux où dormir tous les soirs.

• 300,000 enfants soldats se battent dans 30
pays différents
• 10,000 d'entre eux ont combattu durant la guerre civile
de 10 ans qui a déchiré la Sierra Leone
• 500,000 autres appartiennent à des groupes paramilitaires
Plus de 42 millions de personnes souffrent du VIH/SIDA
• 2 millions sont des enfants
• 5 jeunes personnes sont infectées toutes les minutes

• Environ 100 millions d'enfants vivent dans les rues à travers le monde• En Mongolie, des milliers sont sans domicile
• La plupart des enfants des rues sont victimes de la pauvreté.


Quelle différence cela fait pour toi de savoir tout ça? Rien que des chiffres? Dans l’immédiat, rien peut être mais une simple prise de conscience suffira et te permettra au moins de savoir que ces choses qu’on croyait tous aboli pour protéger les adultes d’hier font de nouvelles victimes aujourd’hui. Cette fois des victimes encore plus fragiles : les enfants, nos enfants. Ne nous leurrons pas et restons éveillés. Un sourire par jour ou que tu sois peut sauver un enfant. Juste un enfant par jour.

dimanche, novembre 12, 2006

Et si les citoyens de demain étaient sans nationalité?

Les nuages ni les rivières n'ont de passeport, pour traverser les frontières.
La Nature n’étant pas dotée de frontières, alors nous nous rendons compte que les frontières telles que nous les connaissons aujourd’hui sont l’œuvre de l’homme et de son Ego. Notre ignorance face aux lois de la nature et surtout du sens de la vie nous met dans une situation d’insécurité. Pour se protéger l’homme a voulu donc ériger des frontières.
Et si toute l’humanité faisait partie d’un même pays un jour? Ceci est un rêve mais un rêve réalisable. La réalisation de ce rêve passe donc par ces choses simples ces habitudes pourtant si simples que nous avons perdu et que malheureusement ceux qui nous succèdent n’en auront même pas conscience. Il faut d’abord et avant tout réapprendre à vivre en harmonie avec nous même et avec les autres. La fraternité? oui la fraternité malgré toutes nos différences raciales, culturelles ou religieuses.

Regardons autour de nous l’exemple que la nature nous donne avec ses écosystèmes qui vivent en parfait équilibre. Pourquoi l’homme ne vivrait pas en équilibre avec l’homme? Nous avons pourtant réussi à dompter cette nature non?. Elle qui vit en équilibre avec ses écosystèmes et nous HOMMES sommes encore un loup pour un autre Homme.

Il est vrai que vivre dans un monde sans frontières semble relever du rêve mais Il faut se mettre à l’idée que les choses n’ont pas toujours été comme elles le sont aujourd’hui : La carte du monde s'est transformé de siècles en siècles. Par conséquent, elles peuvent redevenir comme elles l’étaient. Nous devons tous être impliqués. Que nous ayons choisi la politique ou la rue pour nous exprimer.

Sommes nous destructeurs ou producteurs de l'équilibre de la Nature.

Chacun à sa réponse, et à chacun de s'engager à ce qu'il veut produire.

Mais pour produire l'équilibre, il faut être équilibré et tant que l'ego pèsera trop lourd, ce sera mission impossible et il y aura toujours des frontières et des guerres.


Collaboration de Michael et Smilevie
Fins des frontières rêve et réalité
Gestion du stress voir Lien.

Les incompris

Une pensée pour toi qui pense être incompris


« Aux gens bien nés, la valeur n’attend point le nombre des années ». Tu sais ces gens qui se moquent de toi parce que tu te donne une ligne de vie qui te met un peu hors des normes finiront par comprendre. Ils chercheront le bonheur en courant partout dans leur voiture ou l'autobus ou dans les grosses entreprises. Mais le soir sur leurs oreillers froids ou tout seuls ils penseront au sourire que tu leur as donné. Et toi, chaque jour tu auras accompli ce pour quoi tu vis. Et toi, tu côtoieras le bonheur dans une relation intime minute par minute. Vivre une vie simple qui frise la naïveté est signe de sagesse. Il est de ce fait important de partager ce bonheur à travers chaque petites choses vécues. Des choses simples, drôles, qui on l'air souvent stupides, des choses auxquelles on ne fait pas toujours attention mais qui à la fin si nous les regardons avec les lunettes du coeur deviennent belles et édifiantes. Elle nous procurent équilibre et nous donne la paix et la tranquillité du coeur. Je suis paisible et je veux partager cette paix avec les autres. Je suis dérangée de savoir que beaucoup se cherchent encore pourtant tout est là en nous.

Bon Journée dominicale à tous

mercredi, novembre 08, 2006

Foutus Clandestins


Foutus Clandestins

Ils fuient la misère, la guerre et l’horreur
La nouvelle destination n’a pas d’importance
Pourvu qu’ils soient loin, très loin de la peur
Des sacs de plastique en mains, ils osent et avancent

Ils y déversent tantôt leur mal de mer, tantôt leurs rancoeurs
C’est le passé pourri de leur ailleurs que refoulent leurs panses
Les passeurs: leurs maîtres aux attitudes sans coeur
Revolver à la main, les menacent avec arrogance

Comme au vieux temps, Je me souviens de leur malheur
Quand s’intensifie autour d’eux haine et méfiance
Eux s’en fiche, car guidés par le seul instinct du bonheur
Oh! Qu’on se souvienne de ce temps pour une vraie délivrance

Un vieux temps noyé il y a 200 ans dans le flot de leurs sueurs
Aujourd’hui encore ils fuient la mort, hélas! Peu atteindront l’espérance
Comme au vieux temps plusieurs périront, sans goûter aux douces saveurs
Des terres promises ou les survivants seront piégés par la souffrance

Tout reste un jeu, dans lequel leurs cartes sont jouées d’avance
La mer? Non elle n’est pas toujours leur ennemi, avec sa complicité,
Rament leurs radeaux de clandestins vers ces lieux, loin de leur enfance
La mer, cet ami lunatique qui tient ses promesses selon ses volontés
Les mènes jusqu’aux aux gaillards des côtes en uniformes avec insolence

Ces grands hommes aux yeux à infra rouges, à leur guise disposeront d’eux
Ils pourraient les livrer à la terre mère, si nos clandestins ont de la chance
Ou tristement les abandonner à nouveau à la mer qui fera d’eux des malheureux
Ils n’ont pas le choix de toute façon ils veulent être partout, sauf sur la terre de malchance

vendredi, novembre 03, 2006

Les couleurs

Le blanc, le noir, le jaune, le rouge ne sont que des couleurs; des codes sociaux. Le plus important c'est ce qu'il ya en dedant. Quand je te regarde escuse moi de te le dire comme ça, mais je m'en fiche, je ne vois pas ta couleur. J'en ai pas le temps.

Le hasard? Je n'y croyais pas vraiment.

Pourtant. Aujourd'hui, Je me suis rendue à la bibliothèque. Encore dans la salle silencieuse. Quand j'y suis sortie un livre semblait m'attendre dans les rayons. Je sors de la salle silencieuse et j'aperçois le titre d'un livre dans un paquet de livres. Je m'approche, le titre était en anglais. Je ne suis pas bonne traductrice mais en voici une tentative: "comment rendre le mauvais en bien". Ces choses là m'interessent. Je m'avance encore et j'estirpe le bouquin en question du lot de livres. Je suis surprise. Totalement médusée. Comme si le bouquin était là à m'attendre. Je me précipite à lire le résumé du bouquin: "Une histoire qui nous inspire à croire que nous pouvons changer le monde par nos petites actions". BINGO!C'est exactement ça mon rêve. Ma folie. Tout à coup je me dis ceci: Je ne suis pas seule à rêver. si on est nombreux à rêver ce genre de rêve, il finira par se rÉaliser. C'était l'histoire de Normand Bethune un medecin qui a dédié sa vie aux autres. Et oui, j'ai des ailes qui me permettront non pas de voler mais de guarder les deux pieds sur terre avec vous.Des ailes qui me permettront de continuer à croire que les petites choses accumulées font de grands changements.

mercredi, novembre 01, 2006

Vivre et en être fier

Récemment, J’étais invitée à une cérémonie d’assermentation des nouveaux citoyens canadiens. Une cérémonie de toute beauté ; On voyait à quelle point ces gens étaient heureux. Ils avaient certainement compté chaque minute de leur vie jusqu’à ce moment.
Enfin ils y étaient. Chacun avec son histoire, ses souvenirs laissés quelque part dans un autres pays. Que de sacrifices pour d’autres. Le plus important c’était aujourd’hui le jour J. Comme le disent si bien les paroles de cette chanson « Looking back over my shoulders… I never wanted to say goodbye ». Mais ils ont dû dire au revoir quand même.
Mon attention fut attirée par la présence d’une famille que je qualifie de spéciale. Sans connaître leur passé et leur histoire, les lignes et l’éclat du visage des cinq membres que composait cette famille me laissaient tout deviner. Ils venaient de loin. Très loin. Oui! C’est ce que je me disais avant d’avoir les premiers indices. Cette cérémonie était le couronnement d’un parcourt. La fin d’une histoire et le début d’une autre pour eux. J’ai été frappée par la paix, la pureté, et la force qui se dégageait de leur âme. A la fin j’ai appris qu’il venait du Darfour, Soudan, Ça vous dit quelque chose le Darfour? Les Janjawids? Bien c’est de là qu’ils viennent. Voilà ils viennent de quelque part labàs. Ce quelque part labàs ou devenir citoyen canadien signifiait beaucoup. Bref! Le héros de ce bout histoire c’est le père de cette famille. Il incarnait tout mais il incarnait surtout la fierté. Il était le PÈRE pour ses trois enfants et sa femme. Pour moi il était le héros. Malgré son accoutrement, ses cheveux à frisures ébouriffés, son allure peu occidentale, c’est lui mon héros. Et je l’admire. Tout le long, j’ai épié ces gestes, ses allers et venue dans la salle. Cet homme élancé de race noire, aux pas assurés et ordonnés devait être à la fin de la quarantaine. Je me disait : voici un Homme. Qui n’a rien perdu malgré tout ce parcourt. Voici un Homme qui reste père et mari malgré les humiliations vécues. Malgré les longues files d’attente pour deposer sa candidature à la citoyenneté canadienne. Un vrai parcourt de combattant. Je suppose qu’il s’est trouvé au Canada comme réfugié parce que rien de son allure ne me disait qu’il était travailleur qualifié. Venir du soudan et être de race noir voulait dire beaucoup. Malgré tout cela mon héros avait fière allure. Pendant les 45 minutes qu’a duré la cérémonie, Je me suis fiée sur ce père pour réapprendre à vivre et surtout changer ma façon de voir le monde. Aujourd’hui, c’est lui qui m’a fait sourire. Lui qui n’a certainement jamais baissé les bras. Il marchait droit. Il s’assumait pour ce qu’il était. Aucun geste hasardeux. Il s’est rassuré que sa femme et ses trois enfants soient bien assis. Tous les documents exigés étaient bien préparés dans une grande enveloppe. Toute la salle avait les yeux sur lui. Pourtant lui, Il voulait simplement vivre et était fier d’être ce père pour cette famille. Ce père qui fait VIVRE. C’était un privilège de le voir. Dans le regard de ce monsieur c’était l’histoire de toute l’humanité. Rester digne et fière malgré tout. Vous comprenez que c’étaient des réfugiés sans doute. Combien de camp ont il pu traversé pour se retrouver là sur ces bancs, dans la salle de leur rêve au cœur de l’Amérique? Son épouse, une dame un peu rondelette que la tête voilée ne laissait apparaître que de la timidité elle a tassé un peu son voile pour prendre quelques photos sous le regard distrait de son mari. Leurs trois enfants dont une fille et deux garçons d’environ 13 à 15 ans habillés à la mode américaine vielle de 10 ans. Tout cela n’avait aucune importance. Eux devaient tous se dire : Notre père est aux commandes. Notre père est le plus fort, le plus beau... Toute la salle ne remarquait certainement pas les mêmes choses en ce monsieur. Tout le temps, il n’a pas dit un mot à sa femme et ses enfants. Ils n’avaient pas besoin de se parler puisque tous les cinq, ils comprenaient tout. Ils se comprenaient. Ils savaient d’où ils venaient et pourquoi ils étaient là. Tout était respect et harmonie dans l’attitude de cette famille. Le père veillait au grain. Je me souviens un moment donné, l’officier de la cérémonie énumérait les pays représentés par aspirant à la citoyenneté (pour souligner la diversité culturelle du Canada). Au beau milieu de la liste, l’officier a pris une pause respiratoire de quelques secondes. Mon héros est sorti de sa coquille, à lever sa main il s’inquiétait du fait que son pays n’ai pas été cité pourtant il est là aussi. T’inquiète lui a répondu l’officier « je ne suis qu’à la moitié de ma liste. Je ne t’ai pas oublié. » Mon héros est toujours aussi fière d’être canadien mais il ne veut pas qu’on oublie d’où il vient le Soudan qu’il a fuit mais qui reste dans sa mémoire.

Maintenant qu'il est citoyen du monde, il n’aimerait surtout pas qu’on oublie le Darfour et qu’on se souvienne qu'il y reste encore des gens qui attendent de ne pas se faire oublier.
Et vous mes amis lecteurs, j’espère que vous n’oublierez pas ce père. Rien n’a jamais été acquis pour lui. Alors, il ne prend rien pour acquis

lundi, octobre 30, 2006

La Foi

"Il n'y a qu'une seule Foi, elle ne change jamais. Tout ce qui change c’est notre façon de la démontrer."
Peut importe ta façon de la démontrer, je t'aime.


Smilevie

dimanche, octobre 29, 2006

Consommer à s'oublier

Je n'en reviens pas à quel point la société de consommation nous détourne des vraies choses. Quand on n’a aucun moyen de défense pour consommer sainement (raisonnablement), on se fait prendre comme Luc dans de méchants pièges. Ce soir Luc part au supermarché s'acheter une ampoule pour sa lampe de lecture. Il revient avec des enceintes audio pour ordinateur et d’autres petits gadgets électroniques sans l'ampoule. Je n'y comprends rien. Il fini d'installer ses enceintes. Il est tout heureux comme un enfant. Il se rappelle subitement qu'il a oublié son ampoule. Bien entendu, c’est l’ampoule pour laquelle il est allé au supermarché sous une pluie diluvienne. Il en avait absolument besoin. Elle était nécessaire. Considérons Ici que l’ampoule tient lieu de ce que j’appelle vraies choses de la vie. Luc a été pris au piège de la société dans laquelle nous vivons. Cette société contre laquelle nous nous battons sans grande chance d'être victorieux. On a beau la critiquer d’être une société de consommation mais on consomme encore et encore.
Les enceintes audio était-elle vraiment nécessaire? Non je ne crois pas. Il en possède déjà. Les nouvelles étaient juste par coup de coeur. Luc était bien déçu de retourner encore une autre fois acheter son ampoule: LA VRAIE et encore une fois sous de grosses cordes de pluie.
Combien de fois nous nous sommes faits prendre dans ce piège? Consommer à outrance nous donne de fausses impressions de liberté, de contrôle et de pouvoir. On pense avoir un certain pouvoir de décider. On se croit être aux commandes. Plus on consomme plus on existe pour les autres : Il y a deux ans, nous nous sommes procurés une voiture familiale. Notre voisin nous a parlé pour la première fois quand il a vue cette voiture. Il a secoué sa tête en disant : « vous avez un hostie de beau char). C’était pour dire que la voiture était belle. Je suppose qu’on avait plus de valeur à ses yeux maintenant. Donc on existait à ses yeux. Il nous parle enfin. Ce compliment m’a dégoûté je n’étais aucunement flattée. De toute les façons il ne parlait pas de moi mais de la voiture. En écrivant ce billet aujourd’hui, je le comprends parfaitement. Ce n’était pas de sa faute.
Faites la liste de ce que vous possédez aujourd’hui et trier les par ordre de nécessité et mettez le non-nécessaire à la poubelle. J’ai bien peur que toute votre maison se retrouve à la poubelle (le contenu). Je ne parle pas de désirs ici. Je parle de besoin. J’ai besoin de manger et de me couvrir. J’ai besoin de fonder une famille et la garder en sécurité. Mais ai-je vraiment besoin de ces enceintes audio parce qu’elles sont au top de la mode? Je les vois et j’en tombe amoureuse. J’oublie les vraies raisons pourquoi je suis là dans ce supermarché. Bien, je les achèterai quand même car j’ai besoin d’être à la mode. C’est à ce que tu pense n’est ce pas? Et comme ça on s’arrange à remplacer désir par besoin en trouvant toute sorte de prétexte. Et le fait toujours sans nous en rendre compte et voilà on consomme et on s’oublie.

samedi, octobre 28, 2006

Un autre Jeudi

Ma patience a été mise à rude épreuve aujourd'hui. Que retenir de cette journée :
Qui veut aller loin ménage sa monture.
La nuit porte conseils.
Le monde est énorme et ne changera pas demain mais il finira par changer

Hier, j'ai eu une journée bien remplie et fatiguante. Ce matin Je me suis réveillée en sursaut à neuf heures. Ça sent le stress, c’est la course. Petit déjeuner à mes coccinelles qui ont quatre et deux ans. C’est exigent. Surtout, ne pas se tromper pour mettre un flocon de céréale de plus dans le bol de l’une sinon…. Le brossage des dents vite. L’habillage. Je suis chanceuse, on est d’accord sur le choix vestimentaire de ce matin. Toutes prêtes pour la crèche. ...C'est jeudi. Jeudi c’est ma journée OFF.Je déconnecte. Seule sans elles et lui mais avec vous. Je cogite, je fais mes lectures, je m’adonne à des choses futiles mais agréables. Jeudi, j’aime aller prendre un café chez Tim-Horton : c’est le Café du coin. J’aime ça y voir passer les gens, toute sorte de gens. Des gens de toutes couleurs : bleus, rouges, blancs, jaunes, noirs, verts. TOUT. Certains disent bonjour, d'autres pas. Certains sourient, d’autres sont plus sévères du regard. Ce n’est pas grave. Le décor est bien coloré et attrayant et le café est bon. J'aime le spectacle et l’ambiance qui y règne. Il m'éveille et m’inspire. C’est fascinant de voir à quel point nous pouvons être unis malgré toutes nos differences. Peu importe le coin du globe ou nous sommes, il y aura quelque chose qui nous relie, par exemple UN CAFÉ. Tu dois certainement prendre un café aussi tous les jeudis. Tous les jeudis, j’ai l’impression de voir les mêmes personnes passer les mêmes commandes comme de petits vieux s'accrochant aux mêmes habitudes et à la vie. De toute façon je suis de même. Mon café est toujours de moyenne tasse avec une crème et deux sucres. J’imagine que c’est un abus de language. Sinon ça doit être une cuillerée de crème et peut être deux carreaux de sucre ou deux cuillerées de sucre. Pas grave. Le café est bon quand même. J’occupe presque tous les jeudis la même table. Je suis chanceuse. Elle est souvent vide et c’est l’une des plus grandes. C’est une table pour quatre. J’ai assez de place pour étaler le contenu de mon sac fourre tout : des livres de poches, de bouquins volumineux, de vieux journaux gratuits pris à la sortie de la bibliothèque que je ne lis presque jamais. Je les trimbale quand même. Ce n’est pas grave. Le dernier à sortir du sac c’est mon bidule à musique. Je suis bien installée.
je alors soulève délicatement le bec de mon verre de café pour l’ouvrir et mes pensées quittent le Tim-Horton jusqu’à vous. Je me pose des questions sans réponses. Je fixe des gens. Ils pensent que je les vois mais ce n’est pas vrai. C’est le monde que je vois. Je le refais dans ma tête. Je suis contente que ces gens pensent que je les regarde et que je m’intéresse à eux. Parce qu’au fond c’est pour eux et pour moi que je pense. Je cherche sur le visage de certains le sourire. J’observe deux dames assises sur la table à ma droite. Elles se parlent avec de petits gestes amicaux. Le sujet à l’air intéressant. Je retrouve mes esprits deux minutes et j’ai l’impression de participer à leur conversation. J’ai eu même envie de leur parler mais je n’ai pas osé. Elles se sourient sans cesse. Nos regards se croisent, je crains qu'elle se disent que j'écoute aux portes. je me perd à nouveau dans ma rêverie. Une paix intérieure s’empare de moi. Ça me fait du bien. Je suis bien. J’aime le Jeudi. J’aime les jeudis. Mais aujourd’hui fut un autre jeudi.
A suivre…

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Il marche sur un trottoir bondé de monde, Il fait très froid. Il a les deux mains dans les poches et avance comme un robot. Il voit tout le monde. Fait attention à tout. Sa tête pivote de gauche à droite. Le décor l’intéresse. Un petit garçon a échappé sa peluche. Il la ramasse et la tend au môme. La mère ne remarque rien. L’enfant lui sourit et tente de le suivre du regard. « Faut vite aller pour ne pas manquer le métro lui lance sa mère ». Il se perd dans les allers et venues des passants. ON le bouscule. Et ON ne le voit pas. Il marche sans but et traîne les pas qui font de grands bruits. Ses lèvres font des mouvements rapides. On dirait qu’il se parle à lui-même. Il soliloque et laisse pousser des sons. Personne ne l’entend. Personne ne le voit. Il rentre dans sa bulle. Là il attaque à tord ou à raison, critique. Parfois il est hors jeu. Tout va de travers.
« Ma place ma place » il s’écrit subitement. "J’ai perdu ma place". Personne ne s’en rend compte. Personne ne le remarque. "J’en ai marre!! s'écrit-il en donnant des avertissements et des coups de pieds dans le mur en sortant du bureau de poste. Encore une fois zéro courrier; Quédal. Quelques factures et du « Junk c’est tout ». Il hurle. « L’ennuie me monte au cerveau ». « Toujours personne. On est combien de milliard déjà là ? Jamais personne» ooh! ooh! Lance t-il a une passante « regarde, j’ai une nouvelle chemise elle est rouge". La passante l’a ignoré. IL crois qu’elle ne l’a pas vu. Personne ne le voit.
On est vendredi soir. Il est 22h. Une énième fois seul dans son chalet. C’est une nuit de la fin d’été. Le vent est doux mais les moustiques sont encore présents. Il entend des bourdonnements pendant qu’il prend son dernier verre sur la terrasse. Ça été comme ça tout l’été. Les moustiques, toujours eux. Jamais rien d’autres que des moustiques. Il est agacé et laisse échapper un juron. Ensuite se parle à lui-même encore « Ce n’est pas un refuge ici dis donc» « Je suis seul partout, ici ou ailleurs. peut importe »
C’est sa troisième de la soirée, un cépage australien avec un petit pingouin sur l’emballage. Ce n’est pas « cheap » (mauvaise qualité) comme vin. De toute façon il les préfère fruités. Celui là fait bien son affaire. Il l’a vidé sans en déboucher une autre. C’est peut être sa dernière de la soirée. C’est toujours comme ça.
Il se lève d’un geste brusque la tête entre les deux mains et se frotte les yeux. La boite à pharmacie ne doit pas être loin pense t-il... Elle n’est pas toujours loin à cause de ses migraines répétées. Il ralentit pendant quelque seconde, s’arrête, traîne les pas. Il a un flash. Je crois qu’il cherche dans sa mémoire. Mais rien ne vient. Toujours RIEN. C’est toujours ainsi. Il franchi le seuil de sa cabane en s’agrippant à la porte. Il n’a pas eu besoin d’appuyer sur l’interrupteur. Il tâte des mains et touche une boite. C’est sûrement elle. Jamais loin. Il prend un petit soupir ravale sa salive. Il a encore un flash, Il cherche encore et encore dans ses souvenirs rien. Ses mains se crispent et serrent le flacon de pilule qu’il tenait. C’était comme s’il attendait que sa mémoire trouve des choses. Mais rien. Quelques secondes ont passé RIEN. Le flacon vide roule, roule et termine sa course sous l’escalier de bois de la terrasse. C’était la dernière de la soirée. TOUT EST DEVENU RIEN.
FIN.

C’est la VIE et la FIN de Gontran, Gontran( un prénom fictif ) était un voisin qui occupait le rez-de-chaussée de l’immeuble ou j'habitais il ya quelques années. Je rentrais chez moi presque toujours entre 18 heures et 21 heures. Entre 18 heures et 21heures, Gontran était toujours là. Allongé dans son canapé. La lumière feutrée de la télé bruyante l’enveloppait; Toujours là. Seul. La même position dans le canapé. À cette époque, je ne me posais pas beaucoup de questions. Gontran n’existait pas pour ces gens dans la rue, il n’existait pas pour moi non plus. Je l’ai peut être bousculé ce matin là aussi sans m’en apercevoir. On a tous appris l’existence de Gontran aux nouvelles à la télé. Et c’est comme ça. C’est toujours comme ça.

Lève ta tête et regarde moi. Ne m’ignore pas j’ai besoin que tu me vois que tu me sente. Pour que j’ai la chance d’exister. Sinon sans toi, je suis vent, sans toi je suis transparent. Je n’aurais pas donné de coup de pied dans le vide si je n’existais pas. De toutes les façons pour toi je n’existe pas. Ton indifférence me transporte dans le néant.
Si tu choisi de marquer ta différence je suis d’accord. Je le prends volontiers.
Soit qui tu es, mais me vois moi. Parle moi.
On ne s’en aperçoit pas, notre indifférence à l’égard de gens pourtant si proches peut les mettre dans un état de souffrance qu’on ignore. On ne les voit pas tout simplement ils n’existent pas.
Comment quelqu’un qui se fait enlever le droit d’exister à son insu puisse se sentir membre d’une société morale? Alors il s’enferme, se repli, C’est le début de la fin. Plus rien n’existe pour lui. Il ne croit plus en la vie tout devient RIEN. Combien de gens aimeraient se faire une place. Ma place, sur un banc vide du parc, Ma place dans l’autobus, ma place à la mosquée ou au temple. Juste une place. Je veux être vu, entendu. Je veux participer aux spectacles de la vie, voir les gens passer, entendre les chats miauler, entendre les autres vivre et être entendu. Je veux voir le monde mais après tout, je veux aussi être vu. Je n’ai pas le choix, Je suis déjà là. Maintenant je veux simplement être vu. Descartes l'a si bien dit. " si j'existe alors l'autre existe aussi. Il est un autre moi. Une autre conscience" Si toi qui dois me donner le droit d’exister m’ignore et ne sais même pas que j’ai besoin de ton regard pour ETRE alors tu me tues.

Dans le regard de l’autre nous espérons une invitation, une amitié. Le regard de l’autre nous octroie un rôle social. Nous avons une place; un droit d’exister. Même dans la différence on apprend à s’apprécier et apprécier l’autre. Le partage et l’élan vers l’autre n’auraient eu aucun sens si je devais être confondu à l’autre.
Indiscutablement, il n’y a rien de méprisant que l’indifférence vis-à-vis d’une personne. Si j’ai à choisir alors Je préfère ta différence à ton indifférence.

... qui Tue

jeudi, octobre 26, 2006

Pour toi, Pour ton humilité et ton courage


Hier, je marchais avec une copine quand j’ai aperçu une table sur le bord du chemin. Ici, quand on ne veut plus d’un objet, une façon de s’en débarrasser ou de le donner c’est de le déposer dans la rue en face de sa porte. Quelqu’un le ramasse. S’il ne trouve pas preneur l’éboueur le ramasse plus tard. La plupart du temps ce sont de vieux meubles un peu écorchés ou des appareils électroménagers qu’on ne veut plus parce qu’on s’est acheté un nouveau, ou qui fonctionnent à 50%. Je me suis approchée et j’ai sonné à la porte du propriétaire. Une dame blonde dans la cinquantaine m’a ouvert. Je lui ai dit que j’aimerais avoir cette table car je ne trouvais pas nécessaire de m’en acheter une nouvelle. J’ai pensé deux secondes que je me justifiais. Effectivement je me justifiais. Pourtant, ça n’était pas nécessaire. Puisque cette dame ne me connaissait pas. Es-ce peut être parce que la table avait été jetée et que j’avais honte de quelque chose? De toute façon je n’avais pas le choix. J’avais été poussée par un élan. Je n’aurais peut être pas pu ramasser cette table sans cet élan. J’espère que vous me suivez.
J’admire les gens humbles. Je pense qu'ils ont du courage. Mais, qu’est ce que l’humilité? En quoi peut-elle me servir dans ma relation avec les autres? En quoi peut-elle m'aider à changer le monde?
Par habitude, un homme sensé fait toujours référence à la dualité Bien-Mal avant d'agir. Par exemple y a t-il un Mal à ne pas être humble? si la reponse est NON alors je passe à l'action. Je laisse aller en me disant bien j’avance il n’y a rien de mal. J’ai constaté que raisonner de la sorte pouvait m'être parfois trompeur. Un acte ne pouvait être jugé Bien ou Mal que s’il est mis dans un contexte précis. S’il est mis en rapport avec une circonstance donnée. Je le dis parce que la notion de bien ou de mal même si elle reste fondamentalement un processus moral, peut être influencée par d'autres facteurs telles que les valeurs culturelles aussi diverses qu’elles soient. Que je decide de ramasser la vielle table ou pas ne m'entraine pas dans un conflit moral de BIEN OU MAL. Mais alors, quel est le problème? Ramasser une vielle table qu’est ce que vous en avez à cirer? si ce n’est ni bien ni mal. Mais je devais tout de même agir. si je ne fais rien je n'avancerai pas et je n'aurai pas permis à l'humanité d'avancer aussi.Mon engagement à te transmettre un sourire commence là. Si je veux aider l'humanité je dois avant tout comprendre ce que l'autre vie. Ses peurs et craintes. Ses frustrations.
Je decide de ramasser la table pour comprendre mon prochain. Celui qui n'a pas l'occasion de s'acheter une nouvelle table et qui malgré lui doit la ramasser.
Je participais à un groupe de discussion et un intervenant posait la question de savoir comment l’eau qu’il économise chez lui dans sa France natal pouvait arriver au Sahara. « On nous demande de ne pas gaspiller de l’eau en pensant au Sahara mais ou est le rapport? » Cette question était bien pertinente même si j’en ai ris. Il n’arriverait simplement pas à comprendre comment il pouvait aider les autres. Pour être brève, Je lui ai répondu que tout était lié et qu’on a qu’un seul monde. Si je manque d’eau tu en manquera un jour ou l’autre. Si tu économise une goûte d’eau tu le fais pour moi. Merci! On peut aider de plusieurs manières. L’argent seul ne suffit pas quand on pense à aider. Tu n’as pas d’argent? Tu peux te contenter de sourire et tu auras été utile à ta façon. De petites choses, de toutes petites choses à la fois
« Que ferait quelqu’un qui n’a les moyens de s’acheter une table »? Il la ramasserait. Alors je me suis mise dans la peau d’un autre. Je n’habite pas un quartier de riches mais j'ai remarqué que les gens de mon quartier ne ramassent pas des tables dans la rue. Eux, les jettent et d’autres gens viennent les ramasser. Je ne pense pas que j’aurais eu le courage de poser un tel acte si je ne m’étais pas mise dans la peau d’un autre. « I had to walk in someone else’s shoe ». Traduction mot à mot : « marcher dans les souliers de quelqu’un d’autre ». Voilà, Je viens de faire un pas. Je viens de me projeter en toi.
Mon amie avec qui je marchais est assez réservée. Imaginez sa réaction quand j’ai voulu ramasser la vielle table. Elle semblait toute gênée, toute confondue. Je l’ai comprise tout de suite. Je lui ai répondu tout de suite sans qu’elle ai à me dire un mot : « tu sais en allant prendre ce meuble je m’imagine nue comme un vers de terre, nue avec des squelettes, j’imagine des mains inconnues disposer de moi quelque part dans une salle d’opération ou dans une morgue. Je m’imagine être rien en fait. De toute façon je ne suis rien. Voilà! Le masque est tombé : l’orgueil, la fausse gêne. Je voulais tendre la main à l’humilité et la simplicité. Depuis un moment, je sentais ce masque me peser dessus. Il était encombrant et prenait trop de place dans mon baluchon. Il était un obstacle à ma réalisation et cachait le soleil qui me permettrait de voir, de te voir et te comprendre. Il fallait que je m’en débarrasse afin d'être prête à t'accueillir dans mon coeur.
Qu’est ce que l’humilité, Qu’est ce que l’orgueil? Ok on fait un jeu et je n’utilise aucun dictionnaire voila ma définition: « L’humilité c’est le courage de se mettre dans la peau de l’autre. Cet AUTRE, à la place de qui personne ne veut ou ne souhaite être. cet AUTRE qui est à cette place parce qu’il n’a pas d’autres choix. l'humilité c'est le courage de vouloir comprendre ce que vit l’autre. C’est cette projection en l’autre, cet élan, cette empathie.
Et l’orgueil c’est tout simplement le refus de reconnaître cet AUTRE à la place de qui personne ne veut être ou ne souhaitre être.
Ma dignité n’a aucun sens si je ne suis pas humble, si je n’ai pas ce courage.
Quand j’ai sonné à la porte de cette dame, J’ai été accueillie par avec un grand sourire chaud et poli Il faisait environ 8 degrés celcius. Je lui ai dit que la table m’intéressait et que j’aimerais qu’elle le remette dans son garage pour que je la récupère quand j’aurai la voiture ce soir. Elle était très contente que sa vielle table intéresse quelqu’un. On garde toujours un lien affectif avec nos vieux objets. Elle m’a dit : « pas de problème » et elle me la mis en lieu sur après l’avoir épousseté un peu."MERCI" On a échangé quelques minutes, je l’ai taquinée pour la faire parler et surtout la faire sourire encore et elle a sourit encore à mon grand bonheur. Je l’ai remercié.
Une fois chez moi, j’ai téléphoné à mon conjoint pour voir s’il pouvait venir plus tôt pour que j’aie l’auto. Je lui ai parlé de ma trouvaille. Il a posé beaucoup de questions comme d’habitude. Il ne comprends toujours pas pourquoi je fais ci ou ça, et pourquoi je fais tout ceci ou tout cela d’ailleurs. « Une table ramassée quelque part ?» « Vraiment toi hein? ». Finalement il a accepté. J’ai réfléchis quelques minutes et j’ai décidé de ne pas le déranger et j’ai pensé que je pouvais utiliser le wagon de mes filles (une sorte de brouette pour transporter les enfants) La voix intérieure était encore là aux aguets : elle me poussais à aller plus loin. Alors que moi j’hésitais encore. Hum!!! Une vielle table ramassé sur le bord du chemin, transportée dans une brouette en pleine rue. Dans mon quartier ? Avec tout le monde qui me verra passer. Encore la honte, la gêne. C’est quoi la honte au juste? Surtout quand on n’a rien fait de mal? Si je passe dans le quartier devant tous les voisins avec la table dans la brouette et que je n’ai pas honte c’est que vraiment je peux entamer ma réflexion sur l’humilité. Je suis très loin d’être humble mais je voulais simplement que vous compreniez mon cheminement. J’ai donc pris la brouette. J’y ai déposé ma charge et j’ai parcourue toute la rue avec. J’étais alors prête à tout braver. J’attendais les regards de pied ferme, j’ai pris le temps de rigoler avec le vieux brigadier qui fait traverser les enfants après l’école. Il m’a demandé si c’était ma camionnette pour rire et j’ai répondu « oui ». « une camionnette qui n’a pas besoin d’essence ».
J’ai ramené la table chez moi Je l’ai nettoyé, nous avons fixé les boulons qui avaient lâché. Nous l’avons remis en état. Mon mari m’a fait cette réflexion : « Tu vois on réparé cette table en une heure. On a eu du fun. Moi j’ai relevé le défi de la remettre en état et toi tu vas certainement écrire quelque chose de ça ». J’ai souris en me disant qu’il commençait à comprendre un peu ce que je fais.
A quoi aura servit cette table?
Je projetais de m’acheter un bureau tout beau à la mode. Je ne le ferai plus. J’en ai plus besoin. Je le fais pour toi. Pour toi, je viens de ramasser un bureau et je m’en contente. C’est un bureau et c’est ce que je voulais non? Pour toi je veux comprendre je dois rester connecté pour comprendre.
Toi qui est si loin de mes regards
Mais si proche dans mon coeur
J’ai déjà été bien pauvre mais aujourd’hui j’ai peur de ne plus m’en souvenir
Le monde n’a pas toujours été comme ça,
On vit dans le même monde
Si je ne te connais pas comment pourrais-je t’aider ?
C’est pourquoi j’agis comme ça. C’est pourquoi j’agis comme toi.
Je veux vivre ce que tu vis, pour que tu me comprennes aussi.
Peut être qu’on ne parle pas le même langage, mais je suis certaine que
Le langage du cœur est universel et tu m’entendras ou que tu sois.
Pour toi j’ai économisé quelques dollars tu passeras les chercher quand tu veux. Le courage et l’humilité acquis me permettront d’œuvrer à te donner un meilleur monde un jour.
En ramassant cette table un peu malgré moi, Je veux faire un pas vers toi. Ta dignité n’est pas écorchée quand toi tu le fais. Quand tu ramasses ces tables ou ces vieux objets tous les jeudis nuits avant que les vidanges passent, je t’assure, ta dignité reste intacte. Alors la mienne le restera aussi.
Je veux te rejoindre dans ton courage. J’admire ton humilité qui est pure et simple.
Je te comprends, Je comprends tes efforts et ta souffrance
J’ai déposé mon masque d’orgueil pour te ressembler.
Et finalement ce n’est pas si pire que ça.

lundi, octobre 23, 2006

La petite souris



Il est 17h30. Je sors mes ingrédients pour le dîner. Océane s’écrit: Maman! Maman! Une souris. Quoi? Une souris? Ou là tu vus? Là. Elle pointe un coin du salon en arrière de la télé. Je lui demande est tu sûre d’avoir vu une souris? Elle réponds toute épeurée « oui » avec un ton saccadé et cherche du refuge dans mes bras. Comment était t-elle, grosse ou petite en l’aidant par des signes de la main. Elle répond petite. Je ne sais pas si je dois la croire ou pas mais je pense qu’elle peut avoir raison : elle a une peluche en souris. Donc elle a dû voir quelque chose du genre. Elle s’accroche à moi et ne veut plus que je la laisse, elle a peur. Sa grande sœur ne la croit pas et lui dit non c’est pas vrai il n’y a aucune souris ici dans la maison tu invente. Mais la petite ne démord pas, elle est paralysée par la peur. 5 minutes plutard j’entends encore, Maman, Maman, ma sœur a raison je l’ai vu, j’ai vu la souris.
Je panique sans le laisser savoir aux filles. Je suis toute énervée. Je suis déjà en retard pour le dîner. Les filles sont terrifiées et viennent se recroqueviller près du comptoir de la cuisine où je prépare le dîner. C’est la débandade. Oui je l’avoue je déteste les souris. Je les trouve dégueulasses comme bêtes; En plus qu’est qu’une sourit vient foutre dans notre salon beurk. Il est 17H45 je suis sur les nerfs et J’appelle mon conjoint qui n’est encore rentré du boulot. Tu es ou? « Réunion de dernier minute » Je le supplie de rentrer vite avec un piège à souris. Ça semble être la catastrophe pour lui aussi. Quoi? Une souris? Ok j’arrive tout de suite. N’oublie pas de me prendre la sauce brune pour la purée aussi. Et je raccroche. Les filles autour de moi sont encore sous le choc. J’ai les mains pleines, elles me font encore perdre mon sang froid. J’imagine des choses : une souris? Pourtant on nettoie ici, une souris= beurk=une maison sale. Etc.
Je reprends le téléphone, j’appelle une de mes amies qui à deux chats. Je me souviens elle m’avait déjà dit avoir eu affaire à des souris. Quand elle m’avait confié cela je me suis dite intérieurement la même chose beurk souris=maison sale. On a peur que les autres nous jugent pour des choses sur lesquelles les jugent. Quand elle m’a parlé de sa souris ça tournait comme ça dans mes pensée: Ah, bon tu as une souris chez toi? Ça ne doit pas être bien propre chez toi. Enfin on ne sait jamais ce que les autres pense de nous. C’est mieux de ne pas savoir. Puisque eux aussi ne savent pas ce qu’on pense d’eux. Pourtant c’est une très bonne amie mais cela ne m’a pas empêché de penser cela d’elle. Je ne sais même pas pourquoi je vous en parle, c’était une pensée vite refoulée. Ok c’est une confession en même temps. Es-ce de l’hypocrisie? Je ne sais pas. Je ne pense pas être hypocrite. Mais je crois que c’est aussi une forme d’hypocrisie. Ok c’était une parenthèse. On pourra revenir sur HYPOCRISIE une autre fois.

Revenons à nos moutons. Une fois informée, ma copine prend cela à cœur elle aussi déteste les souris. Son conjoint et elle courent chez moi avec un de leur chat, la litière du chat, un bâton et leurs deux enfants. On est bien équipé pour notre chasse. C’est un souriceau. Je les aperçu aussi avant que ma copine ne vienne avec l’armement. Finalement la chasse n’a pas été fructueuse puisque le chat n’a rien foutu. En fait il était timide et plutôt curieux de se trouver dans une autre maison. Il a passé son temps à flairer les environs et ils sont rentrés bredouille chez eux en nous laissant avec notre souris qui s’était échappé sous nos yeux. On a fouillé et refouillé, balancer tous les meubles à gauche et à droite. Rien.
Ça avait l’air d’un mystère (comment a-t-elle pu s’introduire dans la maison)? On a tous vu la souris et après plus rien. Ou est t-elle donc passée? Les filles étaient toujours épeurées et agitées. Rien n’avait l’air plus normale chez nous ce soir là. Les bains on été abrégé et le dîner bâclé, le téléphone a hurlé et on a pas répondu. On était tous concentrés sur la souris. Nos amis étant retournés chez eux, on a opté pour la première solution de la colle (piège) à souris. Mais avant cela on improvise le gros ménage. Tous les coins et recoins ont été passés au peigne fin. L’aspirateur partout. On déplace le frigo, la cuisinière. Tout est net. Mais ou se cache la souris? On a fini le ménage mais on avait encore la peur au vendre. Puisque le ménage n’a pas permis de trouver la cachette de notre visiteuse non désirée. La petite souris avait focalisé toute notre soirée. On avait tout oublié pour la petite souris. Objectif : Il faut qu’elle parte.

J’étais fatiguée, je décide de monter faire dodo. Je fais un pas, puis deux dans l’escalier, bingo! j’aperçois mademoiselle souris qui tente de se faufiler dans le décor des meubles du salon. J’appelle mon conjoint en criant viens, elle est encore là je l’ai vu. La joie se lit sur nos visages. Pour l’instant, on savoure le simple fait de savoir qu’elle est encore là et pas cachée quelque part dans nos vêtements dans les chambres. On court prendre toutes les autres colles à souris qu’on avait déposé dans différents endroits et on se concentre sur l’endroit ou je les aperçu. Entre Temps, Je vais en bas sortir mon linge de la laveuse et trois minutes plutard mon conjoint m’appelle tout heureux. Je l’ai eu je l’ai eu. La … de souris. Je suis folle de joie je ne sais pas ou courir, je prend mon téléphone. Il est 22h, je m’en fiche, c’est la fête j’appelle ma copine au chat. Je lui annonce la grande nouvelle elle jubile de son coté une solidarité s’était créée, une communion dans ce qu’on croit tous être un malheur. On partage les fruits ensemble. On parle cinq minutes et je rejoins mon mari qui a fini de se débarrasser de notre visiteuse son désiré.
On ramasse notre arsenal de ménage pour le ranger et on se regarde. Ouf! On est tout heureux. Tout d’un coup on se félicite et on se saute dans les bras et on crie encore de joie. Ouf qu’elle joie? Qu’elle fierté? Quel travaille d’équipe? Quel entêtement? Mais surtout quel nouveau souffle de vie. La sourit nous avait tué et on revenait à la vie. Pour nous s’était comme si on se relevait d’une grosse épreuve, d’un désastre pourtant s’était juste une souris. Un bébé souris comme l’a dit ma petite fille. Elle était toute petite la souris.
Pourquoi j’ai voulu partager cette histoire assez stupide avec vous? C’est vrai, j’ai l’air un peu imbécile comme mon histoire. Mais je pense que je l’aurais été encore plus si je ne la partageais.

Bien souvent, on oublie d’apprécier le calme, la sérénité, le confort dans lequel on vit. Des petits tout petits événements de se genre nous arrivent et on est troublé. Ils nous mettent à l’envers. Quand ces petits événements qui sont comme des tempêtes pour des gens paisibles se calme on ouvre les yeux et on se rend compte à quel point on était bien. Oui on s’est rendu compte à quel point on était bien sans cette souris. Les minutes qui ont suivies, on a pris une grande respiration de soulagement et nos batteries étaient ainsi rechargées pour le lendemain. On avait menti aux filles que le chat avaient emporté la souris pour les faire dormir. Mais on s’est dit demain on va leur dire la vraie version. La souris est bel et bien morte et nous on revivait.

Si une si petite souris si minuscule a été capable de nous ébranler, qu’aurions nous fait devant l’annonce d’une terrible nouvelle?
Je me demande ceci : si nous avons été ébranlés par une si petite souris qui a passé seulement quelques heures chez nous à quoi ressemble la vie de ceux qui n’ont jamais de tranquillité? Nous venons de vivre quelques heures que j’ose appeler calvaire, mais où est le calvaire dans tout ça? Que vivent ceux et celles dont la vie en elle-même est un calvaire?

Dans ce cas j’ouvre les yeux et je refuse de prendre la vie qui m’est donnée de vivre pour acquis. Demain je vais sourire. Demain je vais faire tout ce que je peux pour ne pas que personne dans mon entourage se fasse visiter par une souris. Je veux dire demain je dois sourire pour illuminer des cœurs.
Et avant d’ouvrir ma bouche pour me plaindre je penserai par deux fois.

Le clue du mystère. D’où vient la souris : Ce midi j’avais laissé la porte d’entrée principale ouverte pour cinq minutes. C’est en ce moment que la souris est entrée chez nous. Le froid a commencé à cailler dehors et les souris cherchent des endroits chauds pour se caser. Fermer vos portes mais ouvrez vos cœurs et laisser vous sourire.

dimanche, octobre 22, 2006

Annick, est passée par ici


Le combat d’une vie tissée de maillons d’espoir si petits qu’ils étaient invisibles aux cœurs superficiels.

Adieu, à toi qui avais tant besoin de croire
A toi qui criait de toute voix à boire, à boire
A toi dont la vie ne fut que déboires
Parce que bondée de sourires noirs

Dis moi que voulais-tu
Dis moi que cherchais tu
Pour toi j’ai deux oreilles
Présence inutile, absence utile, mon oeil

Maintenant, coeur en émoi
Cherche raisons à son effroi
Trop tard? Me le pardonneras tu?
Fais le, cela m’apprendra si je l’avais su

De mes larmes, Je saurai te venger
De tes propres armes Je saurai t’élever
Fouetter la souffrance en douceur
Nourrir le cœur en douleur

Ne les emportes pas j’en ai besoin
Tes deux gladiateurs aussi en prendront soins
Ton arsenal est en de bonnes mains
Va t-en en paix ton espoir ne sera pas vain

Smilevie

Il faudra leur dire


Paroles et Musique: Francis Cabrel 1987 "Best of 77-87"

Si c'est vrai qu'il y a des gens qui s'aiment
Si les enfants sont tous les mêmes
Alors il faudra leur dire
C'est comme des parfums qu'on respire
Juste un regard
Facile à faire
Un peu plus d'amour que d'ordinaire

Puisqu'on vit dans la même lumière
Même s'il y a des couleurs qu'ils préfèrent
Nous on voudrait leur dire
C'est comme des parfums qu'on respire
Juste un regard
Facile à faire
Un peu plus d'amour que d'ordinaire

Juste un peu plus d'amour encore
Pour moins de larmes
Pour moins de vide
Pour moins d'hiver
Puisqu'on vit dans les creux d'un rêve
Avant que leurs mains ne touchent nos lèvres
Nous on voudrait leur dire
Les mots qu'on reçoit
C'est comme des parfums qu'on respire
Il faudra leur dire
Facile à faire
Un peu plus d'amour que d'ordinaire

Si c'est vrai qu'il y a des gens qui s'aiment
Si les enfants sont tous les mêmes
Alors... il faudra leur dire
Les mots qu'on reçoit
C'est comme des parfums qu'on respire
Il faudra leur dire
Facile à faire

samedi, octobre 21, 2006

Un bonjour remplace mille gélules antidépresseur.


Je n’arrive pas à comprendre pourquoi recevoir un bonjour represente un fardeau pour la majorité des gens.
Pourquoi sommes nous si nombreux à nous méfier du bonjour d’un inconnu?
Avons-nous peur de devoir quelque chose en retour?
Pourquoi il nous est souvent difficile de répondre à un bonjour que de lancer un M…de ou F..ck You à quelqu’un?

Ma grande fille de 4ans vient juste de finir un cours de natation et elle avait hâte d’utiliser ses nouveaux flotteurs achetés à 2$ dans une vente de garage. Elle se fiche vraiment du prix ou du lieu 2 ou 50$ ce n’est pas si important pour elle c’est le plaisir qui importe. Bref! je voulais aussi faire plaisir à la plus petite de 2 ans qui depuis hier n’arrêtait pas de parler de son « Bathing Soup » pour dire « Bathing Suit » traduction de maillot de bain. Elles sont drôles, et cela m’aide à tout relativiser.

Cet après midi, je décide au pif comme d’habitude de les emmener nager. Allez! Les filles habillez vous on part à la piscine. Imaginez le sourire et le bonheur sur de petits visages.
Rendues sur les lieux, on n’a malheureusement pas pu avoir accès à la piscine pour raison de compétition. J’ai réussi à les convaincre et nous sommes allées à la bibliothèque qui se trouvait dans le même édifice. Que de plaisir avec les petites histoires, les jeux princesses et enfin ce fut le temps de partir après une heure de plaisir improvisé.

J'ai pigé deux bouquins qui m'avais plut au lycée et que je voulais relire : l’étranger et la chute de Albert camus .Je me suis présentée au comptoir sans même penser que je n'avais pas ma carte. j'ai chuchoté gentiment à la préposé du comptoir que j'étais désolée et que je n’avais pas prévu être à la bibliothèque.
Je suis veinarde. Ça marche. La préposée (une belle dame d’un certain age, calme) fît preuve de compréhension et me laissa partir avec les bouquins en se servant de mon numéro de téléphone pour retracer toutes les infos relatives à ma carte de membre. C’est super, je lui offre un large sourire et des milliers de merci. Je lis sur son visage le bonheur d’avoir rendu quelqu’un heureux aussi. Je ne devais sûrement pas être la première personne qu’elle envoie aux anges aujourd’hui. Tout en elle laissait transparaître du vécu, de la sagesse et de la patience. Après ces sourires échangés, la vie avait l’air bien fleurie pour elle et moi. TOUT VA BIEN, LA VIE EST BELLE. Et vite, je m’échappe avec les filles.
Après avoir franchi quelques mètres en sortant de l'édifice, je me trouve nez à nez avec une inconnue au visage bien ouvert et souriant. Dans ce cas en général, on est plus à l’aise et on se presse de dire bonjour? Et demander vite comment ça va? C’est ce que je fis. (Je le fais souvent aux inconnus. J’adore converser avec les inconnus. En réalité je ne les considère pas comme des inconnus : on vit dans le même monde. Je suis restée surprise qu’elle ne réponde pas et pire qu'elle fronce la mine tout un coup. j'ai été subitement saisie par une tristesse. Je n'ai pas compris savoir pourquoi elle est aussitôt entrée dans sa coquille après que je lui aie dit BONJOUR. En général on a un peu honte de se faire ignorer de la sorte quand on dit bonjour mais franchement, j’avais plutôt de la peine à la place de la honte. J’ai l’habitude de dire bonjour au inconnus partout certains s’en moque et fuient du regard, d’autre sont heureux et répondent par de larges sourires chauds et entament mêmes quelques secondes de conversation et la vie continue après.
Cependant cet après midi dans le cas de cette dame j’ai eu un autre sentiment. Je craignait qu’elle soit très triste? Ce que j'ai lu sur son visage était-il un faux sourire qui m'a attirée? j’avais peur qu’elle se sente emprisonné de recevoir ce bonjour. Je me retourne et la regarde partir. Je ne pouvais rien faire de plus je suis encore triste. Mais en fait je ne sais rien d’elle donc je n'aurai pas avancé dans mon questionnement sur elle. Je ne fais que me transporter en elle. Car pour moi recevoir un bonjour c’est tellement agréable que je réponds toujours. C'est un peu intriguant quand on ne reponds pas à un bonjour.
Etant donné que les filles s’impatientaient, je n’ai pas eu le temps de m’attarder. Sur le chemin de retour dans l’auto, je pensais: cette femme avait pourtant l’air bien souriante? Que s’est il passé dans la seconde qui a suivie? Pourquoi au lieu de répondre à mon bonjour a t-elle froncé le visage pris cette mine?
Je me suis sentie coupable de ne m’être pas arrêter pour lui arracher quelques mots, juste pour voir qu’est ce qui n’allais pas? Un sourire peut il cacher autre chose? Je sais que le sourire peut souvent cacher un malaise ou une timidité mais dans ce cas il s’agissait de dire simplement bonjour et se casser n'est ce pas? J’aimerais bien avoir votre avis.
Pourquoi seriez vous dérangé de recevoir un bonjour d’un inconnu? Je veux bien savoir. C’est pourtant gratuit non? Enfin j’espère que dans le cas de cette dame, elle devait être un peu dans les nuages, ou n’a pas entendu mon bonjour. Ce n’est pas bien grave. Mais la question reste posée.

Pourtant le bonjour il est bien gratos même s'il vient d'un inconnu? Je dis bien gratuit ça ne coûte rien.
Es-ce parce qu’on refuse de s’offrir à cet inconnu et se faire découvrir?
Es ce par ce qu’on a peur de tisser un quelconque lien?
Après ces quelques interrogations, je me suis rappelée d'un constat que j'avais fais dans le passé: le sourire ou le bonjour que certains reçoivent pouvaient être quelques fois dérangeant pour eux. Sans vraiment pouvoir vous donnez de reponses quant aux raisons qui motivent cette peur devant le bonjour, j’aimerais quand même vous faire quelques confidences.

J’ai fuis mon ancienne ville parce que je trouvais que les gens ne souriaient pas assez. Je me sens un peu lâche aujourd’hui. J’aurai du y rester pour mieux comprendre et peut être aider au changement.
Je suis très chanceuse que dans mon quartier actuel les gens disent souvent bonjour mais je me souviens que j’habitais une ville francophone il y a quelques années et c’était horrible.
Les gens haïssaient dire bonjour. Où quand ils le faisaient, aux premières heures du printemps; là ou tout le monde est content, tous solidaires d’avoir survécu à un hiver rude. Et après plus rien. Une fois le printemps bien installé, on oublie tout. On s’installe dans le confort de la chaleur et tout nous dérange. On ne parle plus on a plus rien à dire. Les tulipes on perdu de leur beauté, (le bonjour est désormais réservé au club select des intimes) on ne se dit plus Oh! Oh!! Quelle belle journée? On prend tout pour acquis et on oublie de sourire et bien entendu de dire bonjour. Le bonjour devient du coup un fardeau. Il faut éviter d’en recevoir de peur d’en donner. On ne veut devoir de bonjour à personne. On ne veut pas être redevable. Le temps c’est de l’argent et le bonjour aussi vaut de l’or. N’est-ce pas hallucinant? Ou va mon monde? Enfin notre monde? Et j’en souffrais terriblement. Quand l’hiver arrivait je retournait malgré moi dans ma tanière, un bonheur malgré moi. Heureuse assise chez moi de voir enfin un autre spectacle, un autre type communication avec les flocons de neige. Le dialogue devenait plus fluide le courant semblait passer plus facilement qu’avec les humains. C’était bizarre mais il fallait si faire. Je n’y comprenais rien mais il fallait s’y faire. (L’idée de Smilevie est née à cette époque là, de ce manque de bonjour:On ne sait plus sourire il faut reapprendre à sourire).
En ce moment là je n’attendais rien cette fois de mes interlocuteurs du printemps, car je savais déjà les arguments : Il fait froid une bonne raison pour ne plus voir son voisin, il fait froid faut que je fille. Il fait froid, pas une minute pour s’arrêter et dire bonjour.

Dites bonjour n'ayez pas peur et surtout répondez quand vous recevez un bonjour c'est le premier contact avec un inconnu et aussi c'est le meilleur cadeau venant de ce inconnu. Un bonjour= Un sourire. Une de ces petites choses qui peut nous apporter gros dans notre vie de tous les jours.

Bon week-end

lundi, octobre 16, 2006

Nos dons changent-ils vraiment le monde?

L’argent et toutes ces choses qu’on donne? Euh! Euh! Sait-on toujours pourquoi on les donne?
Quel est le sens du don pour nous?
Donnons nous pour nous débarrasser d’un poids et nous sentir moins coupables ou donnons nous pour changer des vies.
Donner versus partager

Je discute avec une amie que j'ai visité ce weekend. Une femme courageuse aimable, dont la patience et la générosité m’épate. En plus de s’occuper de ses trois enfants dont un fils handicapé donc beaucoup demandant, elle parraine une petite fille de 6 ans par le biais de Vision Mondiale (ce gigantesque organisme de charité) dont elle arbore fièrement la photo sur son réfrigérateur.
Au cours de la soirée nous parlions de l’importance du partage et de la charité. Nous sommes d’héritage culturel différents. Et je me suis rendu compte que nos points de vue sur la notion et le sens du partage étaient assez différents qu’il m’est venu à l’idée de lui demander pourquoi elle sponsorisait cet enfant avec vision mondiale. Une semaine auparavant, Je me posais cette question et j’avais bien hâte d’avoir d’autres avis sur le sujet.
Pourquoi ceux qui donnent de l’argent pour aider les plus pauvres le font-ils? Et surtout pourquoi quand on veut aider c’est souvent de l’argent ou d’autres bien en nature. Cette question s’est révélée fondamentale pour moi.
Étant en quête d’une réponse je ne voulais pas rater l’occasion. Je lui lança donc la question:Alors dis moi pourquoi donne-tu? de l’argent à cet enfant? Quel sens cela a pour toi? Elle ne comprenait pas ce que je voulais dire puisque la réponse avait l’air tellement évidente. Elle me repondit ceci: Je donne parce qu’on en a et elle en a besoin. On a discuté un peu du sujet et à la fin elle m’a répondu de façon lapidaire : « En fait en tant que fortunée je donne pour ne pas me sentir coupable de tout ce que j’ai la chance de posséder ». En quelque sorte pour avoir la conscience tranquille quoi ? Je lui réponds amicalement. Elle me jette un petit sourire timide et on est se laisse distraire par d’autres choses. Quel bon débarras de donner dans ce cas? Je me dis au fond de moi.

Quand nous pensons à donner il est souvent question de dons matériel : l’argent, des vêtements, une voiture, des appareils électroménagers. Etc.… C’est normal puisque c’est l’enseignement et le message socio-universel qu’on a toujours reçu du don.
Selon l’encyclopédie libre wikipédia : le don comme cadeau ou présent est le transfert d’argent ou de marchandises sans exiger quelque chose en retour (ou au moins pas immédiatement)
Par extension c’est quelque chose qui rend autrui heureux ou moins triste, une faveur, un acte de bonté et de pardon.
Je m’attarde ici sur la première partie de la définition et surtout la réponse de mon amie.
Oui, il est nécessaire de donner des choses dans le cas ou le receveur en a vraiment besoin. Mais j’ai bien peur que dans certains cas et malheureusement la majorité de ces cas, ces dons ne servent à rien ou sont mal donnés. Pensez vous vraiment que le monde ou le tiers monde à besoin de tant d’argent? Faut il donner de l’argent et leur tourner le dos? On donne de l’argent depuis des décennies pour combattre la misère et la pauvreté mais pourquoi n’y a arrivons nous toujours pas? Parce que la pauvreté et la misère ne se limitent pas au manque d’argent. Malgré tous les efforts des fondations, des organisations non gouvernementaux, et de ces hommes et femmes qui on la mains sur le coeur …. Rien n’y fait
J’ai longtemps eu pour rêve d’enfant d’être très riche afin de venir en aide aux moins nantis. De partager ma richesse afin de ne plus voir souffrir des enfants de mon age. Même si j’avais conscience de qu’est qu’était la souffrance la démarche pour y mettre fin étaient bien flou dans mon imagination de petite fille. Tout au long de mon adolescence je traînais ce rêve naïf dans mes pensées. Quel leurre? Ma naïveté me faisait souffrir d’autant plus que ma situation financière semblait être bien loin de mes objectifs. Je continuais d’être rongé par la misère des autres sans comprendre pourquoi. Je me réveille enfin de ce sommeil. Depuis que l’idée de ce journal m’est venue Il y a seulement quelques semaines j’ai pu réaliser que je n’avais nécessairement pas besoin d’autant d’argent pour sauver les autres par conséquent je n’en avais pas besoin moi-même. La voix intérieure n’arrêtait plus de me dire : Allez grouille toi et vis ton rêve, tu n’a pas besoin de tonne d’argent pour aider les autres ni leur donner le sourire. Du coup j’ai compris que ceux qui attendent d’être aidés n’ont pas besoin de cette même tonne d’argent. Voici un peu ce qui a jeté une lumière sur mon questionnement et guidé la tentative de réponse. L’argent ne peut rien contre la misère et la pauvreté. L’argent ne pourra rien contre le changement que je veux du monde. L’argent ne peut rien contre la souffrance de ces laissés pour compte. La misère de ces enfants des pays en guerres, de ces enfants mal aimés et impunément violés de leurs droits les plus fondamentaux.
Les kilos d’argent et de vêtement qui leur parviennent chaque année sont malheureusement insuffisants car ils n’arriveront jamais à guérir le vrai mal dont ils souffrent et dont nous souffrons tous: le manque d'amour. Nous devons réapprendre à sourire. Ce sourire naïf et pur des premières heures de notre vie. Tant que nos dons ne s’attaqueront pas aux racines du mal profond il n’y aura ni paix et donc l’argent ne pourra pas grand-chose contre la misère.
J’ai l’impression chaque fois que je fixe le regard d’un enfant du tiers monde ,je reçois le même message : Merci, mais nous n’avons pas besoin de ce que vous nous donnez.

Nous sommes nombreux à ne pas saisir le message qu’ils nous lancent. Les dirigeants du monde encore moins les organismes qui se font la voix de ces personnes semblent non plus ne pas saisir ce message.

Que se disent ces enfants dans leur têtes?
Nous avons besoin de votre responsabilité
Nous avons besoin d’amour et de paix.
Nous n’avons pas besoin d’arme nucléaire,
Nous n’avons pas besoin de bataille de pouvoir auxquelles nous ne comprenons surtout rien.

Comme l'a chanté feu John Lennon: donnons une chance à l'amour
Ne voyez pas là une accusation des pays nantis d’être la source de la misère de cette partie du monde. Non! Non! Ce n'est pas mon point aujourd’hui. Je me demande simplement si ces donateurs, ces personnes de bonne volonté ne sont pas victimes de mensonge?
Si on leur fait croire que les pays pauvres sont dans la misère parce qu'ils maquent d'argent Je dis simplement c'est FAUX. Cette misère est la conséquence du manque de sourire dans le monde donc du manque de paix. J'expliquerai le lien dans d'autres reflexions plutard. Ici je souhaite simplement qu'on comprennent l'inéfficace de nos dons sous leurs formes actuelles: Argent, vêtement etc...

La suite et fin de notre conversation
Ma réponse à mon amie : You’ve been sent the wrong message. I don’t really think those kids need all that money ». Simplement dit : ces enfants n’avaient pas besoin de tout cet argent qui se brasse dans ces organismes. Je loue au passage l’effort des volontaires qui sont sur le terrain et qui risquent leur vie pour donner de l’attention et du support psychologique à ces communautés en difficulté. Je crains cependant que leurs efforts soient vains. Il faut recommencer toujours et toujours. Un feu éteins à l’est un autre se rallume à l’ouest.
Enfin J’ai remercié mon amie de ces bonnes actions, mais je lui ai signifié que je ne croyais pas en l’efficacité de cette manière de donner et qu’à long terme elle pourrait être bien déçue d’avoir donné pour rien.
Je suis convaincue qu’on nous envoie à tous un message erroné. Ces enfants n’ont pas besoin de tout cet argent qui circule dans ces machines organisationnelles de charité. Je n’ai rien contre le don et surtout le don de nourriture et du benévolat. J’apprécie et je respecte la générosité de ceux qui donnent mais pourquoi donner pour se débarrasser? (Je donne pour ne pas me sentir coupable).
J’ai donc voulu dissocier le don du partage.
Si nous donnons par bon débarras il n’y a pas de partage. En donnant seulement parce qu’on est riche ou qu’on veut bien paraître à notre propre conscience alors il n’y a pas d’élan vers l’autre, il n’y a pas de compassion ni d’empathie. Il ne faut pas donner sans implication. Seul notre implication peut nous aider à comprendre ce que vit l’autre et nous donner les moyens de l’aider efficacement.
On peut donner et s’en foutre de savoir à qui on donne et à quoi ça sert.
Je vois même là une forme de mépris pardonnez moi si je vais peut être un peu trop loin. Mais j’apprécie mieux le don engagé. On a tous de quoi à offrir avec ou sans biens. Il faut responsabiliser nos dons. Le don d'amour et de sourire me permet de comprendre pourquoi chaque jour des personnes comme moi se font exploser en Irak. Que puis-y faire.
Par contre en me disant Je donne à la croix rouge pour les enfants d'Irak et après qu'ils ai mis les vêtements que j'ai fais parvenir je ne me demande plus que va t-il se passé après? Vont-ils se faire exploser ou pas? Et je me renferme dans mon quotidien et vaque séreinement à mes occupation. Je fais là une grosse erreur. Ou simplement Je n'ai rien compris car je ne me suis pas impliquée dans ce don
Je m’en veux d’avoir pris du temps à comprendre qu’il fallait plutôt que je m’engage socialement et mettre le don matériel au second plan.
Comprenons nous toujours pourquoi nous donnons? A quoi sert tout cet argent qu’on donne dans les pays dit pauvres? Qu’est ce qui fait la pauvreté de ces pays? Pourquoi cette soit disante pauvreté continue de gagner du terrain alors que les organismes de charité poussent chaque jours comme des champignons?
Non le monde n’a pas besoin d’argent pour sourire?
De quoi avons-nous besoin pour vivre en paix?
Il ne faut pas donner juste parce qu’on a vu une image d’un enfant bedonnant à la télé?
Nous avons tous la responsabilté de nous impliqué. J’entends par donner le partage du sourire. La transformation de notre sourire en partage. En cette forme de fusion.
« Le don sans implication tue le don. À long terme on est découragé et on ne veut plus donné car on se sens impuissant de n’avoir pas pu rien changer ».
Je veux comprendre ce que vivent ces enfants. Que se passe t-il dans les camps de réfugiés. Que puis-je faire chaque fois qu'un conflit éclate dans le monde. Réveillons nous et impliquons nous dans la marche pour que le monde ait un peu plus de souriants. C’est peut être encore de l’ordre du rêve mais imaginez un monde sans guerre, vous comprendrez que l’argent utilisé pour acheter les médicaments pour soigner les blessés de guerres servira enfin à instruire ces enfants. Comment voulez vous qu’un enfants qui n’est même pas sur de vivre demain puisse avoir pour priorité des chaussures ou des cahiers pour aller à l’école?
Une phrase qu’on à tous au bout des lèvres et qu’on ose pas lâcher : Pourquoi devons nous toujours donné aux autres? Je l’ai cette phrase en tête aussi. Le désir de trouver la réponse à cette question m’a emmené à la conclusion de ma pensée.
Ces gens n’ont rien à faire de notre argent. Je cite le comité du prix Nobel de paix 2006 qui préconise « qu’on ne peut mettre fin aux conflits mondiaux qu’en attaquant les causes de la pauvreté ». Sans être en désaccord avec ce point de vue j’aimerais aller plus loin en disant plutôt : qu’il faut s’attaquer aux conflits pour mettre fin à la pauvreté. On ne pourra jamais éradiquer la pauvreté si on ne réapprend pas au monde à sourire le mot sourire ici prend le sens de communication, de tolérance, de respect et donc de paix. Et retenons une fois encore qu’on peut changer le monde avec un sourire et de petites choses.
Comme je dis toujours, Je suis une rêveuse en plein jour. Je préfère donc continuer à rêver aux belles choses comme vouloir la paix et l’amour dans le monde que d’ouvrir les yeux et vivre ce cauchemar dans lequel baigne notre monde. Peut être qu’un jour, d’autres rêveurs emboîteront le pas et certainement il ne restera personne pour soutenir ce cauchemar.
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vendredi, octobre 13, 2006

Peur de quoi?


« Lorsqu’ on a peur d’en manquer c’est qu’on en a déjà trop.
Celui qui n’a rien ne sait pas ce que veut dire avoir peur »